Deux opérateurs en combinaison blanche et masque respiratoire déposent un panneau blanchâtre sur une table protégée par un film plastique, dans une pièce confinée d'une maison de maître

Plaques Pical, Menuiserite, Glasal : reconnaître les panneaux amiantés

Vous rénovez une maison ou un bureau construit avant 1998 et vous tombez sur d’anciennes plaques : une cloison légère, un faux plafond dans la chaufferie, un habillage derrière un convecteur, des plaques sous la toiture. Sur les chantiers, on entend alors des noms comme « Pical », « Menuiserite » ou « Glasal ». Que désignent-ils, et ces panneaux amiantés sont-ils tous aussi risqués ? Voici ce qu’en dit Bruxelles Environnement, sans raccourci.

Deux familles de matériaux, deux niveaux de risque

Bruxelles Environnement classe les matériaux amiantés en deux groupes. Les matériaux friables contiennent des fibres peu ou pas liées : ils libèrent plus facilement des fibres dans l’air. Les matériaux non friables contiennent des fibres fortement liées, par exemple dans du ciment. Tant qu’ils ne sont pas abîmés, ils ne présentent pas de danger.

Cette distinction est essentielle pour les panneaux. En effet, deux plaques qui se ressemblent peuvent appartenir à des familles différentes. C’est ce qui décide ensuite de la méthode de retrait et des autorisations éventuelles.

Les plaques de type « Pical »

Dans son info-fiche « Le point sur l’amiante », Bruxelles Environnement décrit les plaques de type Pical comme des plaques à base de plâtre et d’amiante. Leur face arrière est souvent gaufrée. Selon cette fiche :

  • elles contiennent souvent de l’amosite (amiante brun) en plus du chrysotile (amiante blanc) ;
  • leur teneur en fibres est généralement plus élevée que celle de l’amiante-ciment ;
  • elles sont plus sensibles à l’humidité et nettement plus friables : elles se déchirent un peu comme du carton.
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On les a surtout utilisées pour la protection contre l’incendie. Par exemple dans des cloisons, des faux plafonds, des portes, des armoires électriques ou autour de poutres métalliques. Elles servaient aussi d’isolation thermique, notamment derrière des convecteurs à gaz.

La « Menuiserite »

La Menuiserite est un matériau en plaques qui associe amiante, ciment et fibres de bois. La même fiche la montre sous forme de fines plaques de sous-toiture ou de cloisons, souvent jaunâtres. Par ailleurs, Bruxelles Environnement la range parmi ses exemples de matériaux friables.

Sur sa page consacrée à l’enlèvement de l’amiante, l’administration cite d’ailleurs explicitement les matériaux de type « Pical » et « Menuiserite ». Si ces matériaux sont présents, il faut faire appel à un professionnel.

Glasal, Cloisal et autres panneaux en amiante-ciment

D’autres panneaux sont en amiante-ciment, donc dans la famille non friable. La fiche cite notamment les types « Glasal », « Cloisal » ou « Massal ». Leur empreinte gaufrée peut être très légère, voire imperceptible. Le Glasal résiste bien à l’humidité. C’est pourquoi on le retrouve dans des allèges de fenêtre, des cloisons de bureau, des faux plafonds ou des protections murales de salle d’eau.

Non friable ne veut pas dire sans risque. Une plaque en amiante-ciment cassée, percée, poncée ou découpée peut libérer des fibres. Dans ce cas, elle n’est plus « en bon état ».

Peut-on les reconnaître à l’œil nu ?

Non, pas avec certitude. La couleur, le gaufrage ou la manière dont une plaque se casse sont des indices, jamais une preuve. Bruxelles Environnement rappelle aussi que certains matériaux récents ressemblent beaucoup à des matériaux amiantés. Une mention « NT » (New Technology) sur la plaque indique un produit sans amiante. Sans cette mention, seule l’analyse d’un échantillon par un laboratoire agréé permet de conclure.

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De plus, le prélèvement lui-même peut libérer des fibres, surtout sur un matériau friable. L’administration conseille donc de le confier au laboratoire ou à un inventoriste. Pour en savoir plus, lisez notre article sur l’analyse d’amiante en laboratoire.

Que faire si vous suspectez des panneaux amiantés ?

  • Ne percez pas, ne vissez pas et ne découpez pas la plaque, même pour fixer une étagère.
  • Ne la démontez pas pour « voir derrière », en particulier une plaque qui s’effrite.
  • Faites établir un inventaire amiante avant toute rénovation ou démolition : à Bruxelles, il est obligatoire pour ces chantiers.
  • Signalez la zone aux artisans (électricien, chauffagiste) avant qu’ils n’interviennent.

Dans ce cas, le résultat de l’analyse oriente la suite. Un panneau friable demande en général une méthode de retrait plus lourde qu’une plaque d’amiante-ciment en bon état. Les panneaux posés au plafond sont un cas fréquent : notre article sur l’amiante dans les faux plafonds détaille cette situation. Si vous comptez supprimer toute une paroi, voyez aussi comment vérifier l’amiante avant d’abattre une cloison.

Faire retirer des panneaux amiantés à Bruxelles

Vous avez identifié des plaques suspectes dans une cloison, un plafond ou une sous-toiture ? Envoyez-nous les résultats de l’inventaire ou de l’analyse, et quelques informations sur la surface concernée. Demandez un devis pour le désamiantage : nous examinons la situation et vous expliquons la méthode adaptée.